Le ginseng : la plante médicinale aux mille vertus
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Ginseng

Origine et historique du ginseng

Le ginseng est une plante vivace devenue extrêmement rare à l’état sauvage. Il appartient à la famille des Araliacées. Le ginseng est natif dans le nord de la Chine, la Sibérie orientale, la Mandchourie et la Corée. Il vit dans les endroits obscurs et humides, au flanc escarpé de montagnes couvertes d’épaisses forêts. On le cultive dans ses régions d’origine, mais jamais le véritable ginseng n’a pu être acclimaté en Asie du Sud-Est, comme l’affirment pourtant certains auteurs vietnamiens. Sa tige dressée, rouge foncé, porte des feuilles composées de cinq folioles toutes attachées au même point et de petites ombelles terminales de fleurs verdâtres qui donnent des fruits rouge vif. On utilise uniquement la racine au parfum d’angélique et de saveur à la fois amère et sucrée, récoltée au bout de sept ans au minimum. Elle affecte souvent une forme curieuse, se bifurquant en deux branches fusiformes à la façon des cuisses humaines. D’autres ramifications peuvent figurer les bars et les organes génitaux mâles… Les tubercules les plus appréciés sont ceux qui évoquent un homme et une femme accouplés. Le « ginseng blanc » est la racine simplement séchée ou parfois traitée au dioxyde de soufre, tandis que, pour obtenir le « ginseng rouge », celle-ci est préalablement étuvée.

Le ginseng est le remède universel des Chinois qui l’utilisent depuis plus de 7 000 ans, et auquel ils attribuent de merveilleuses vertus, dont celle de prolonger la vie…
Les ouvrages médicaux de l’époque Tang (Pen ts’ao) lui attribuent une action sur l’énergétique générale. C’est un fortifiant et un stimulant, efficace dans la tuberculose, les hémorragies et les anémies. On l’employait aussi dans la cataracte, les rhumatismes, la stérilité, les troubles colitiques, les maladies fébriles. Mais, surtout, les Asiatiques le considèrent comme le plus puissant des aphrodisiaques (il est d’ailleurs curieux de noter que l’analyse du ginseng a révélé un constituant chimiquement très voisin des hormones sexuelles). C’est aussi un élixir de longue vie et de rajeunissement d’autant plus privés des plaisirs sexuels… On prépare avec le ginseng des pastilles et un vin cordial très vanté. En Chine, on racle le rhizome de façon à obtenir des lamelles que l’on ajoute à une tisane aromatique ou à de l’eau sucrée. On chauffe la solution au bain-marie pendant plusieurs heures et on l’absorbe le matin à jeun et le soir au coucher.
Les Européens connurent le ginseng dès 1610, mais ce n’est que cent ans plus tard qu’il fut décrit par le jésuite Jartoux.

La racine du ginseng renferme des polysaccharides, des glycopeptides, des panaxanes, des acides aminés, des stérols, des saponosides triterpéniques, des ginsénosides et une essence aromatique riche en sesquiterpènes.

 

Propriétés et bienfaits du ginseng

En occident, où l’on utilise de plus en plus, le ginseng est considéré comme un adaptogène qui aide le corps à surmonter les états de stress. Il améliore la résistance au froid et au surmenage. L’ESCOP en recommande l’utilisation comme tonifiant en cas de fatigue et durant la convalescence. Il stimule remarquablement les défenses naturelles de l’organisme.
Une cure de ginseng ne devrait jamais durer plus de trois mois.

 

Utilisation et dosage du ginseng

- Ginseng poudre en gélules : prendre en moyenne une moyenne de 200 mg par jour.

- Infusion de la racine de ginseng séchée : prendre 0,5 à 2 g par jour.

- L'huile obtenue par la macération des racines du ginseng peut être utilisée en massage, pour traiter la grippe et raffermir les muscles.

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