Vigne : le fruit qui guerit les diarrhées chroniques
Retour liste

Vigne

Origine et historique de la Vigne

Plante très anciennement connue et des plus utiles à l’homme, la vigne comprend une infinité d’espèces répandues dans les régions chaudes et tempérées. C’est une plante grimpante aux feuilles dentées, aux fleurs en grappes vert très pâle. Les fruits, qu’on cueille au début de l’automne, en grappes vermeilles ou dorées, sont les « raisins ». On utilise en médecine la « vigne rouge », un ensemble de cultivars à fruits noirs et pulpe cramoisie, dont le feuillage prend en automne une belle teinte rouge.

Objet d’un véritable culte de la part des Grecs, pour qui elle était l’emblème de la civilisation, la vigne dispense à l’homme ses fruits, dont il a su tirer le vin, boisson alimentaire tonique et stimulante, dès lors qu’on l’apprécie en quantité très raisonnable.

La médecine a beaucoup utilisé le vin pour ses qualités antiseptiques et aussi comme base de divers remèdes. Montpellier, grâce à son école de médecine si célèbre au Moyen Âge, eut jadis une grande renommée pour la préparation de ces vins médicinaux, dont certains sont encore en usage. La proportion de vin entrant dans les vins médicinaux est fixée par la loi à 80%.

Les feuilles de vigne rouge sont riches en anthocyanosides. Elles renferment aussi des tanins, des flavonoïdes et des composés phénoliques. Les fruits contiennent des sucres, de la pectine, des acides tartrique et malique, des flavones et des vitamines. Les graines sont riches en puissant antioxydant  et en resvératrol.

 

Propriétés et bienfaits de la Vigne

Les feuilles de vigne, très astringentes par leurs tanins, s’utilisent contre les diarrhées chroniques, les hémorragies, les saignements de nez, les altérations de la paroi veineuse (varices et hémorroïdes). Leur usage prolongé est réputé pour combattre l’obésité et la cellulite, en association avec la bourdaine. Les feuilles sont également anti-inflammatoires.

Les feuilles constituent un vieux remède de médecine populaire renommé contre les troubles de la ménopause : elles rétablissent une bonne circulation du sang, luttent contre les hémorragies utérines et préviennent tous les accidents de l’âge critique. Elles sont aussi réputées comme fortifiant.

On les emploie surtout contre les problèmes liés à la fragilité capillaire cutanée, telles les ecchymoses et les pétéchies (petites taches rouges), contre l’insuffisance veineuse, les jambes lourdes et les varices, ainsi que contre les hémorroïdes.

 

Utilisation et dosage de la Vigne

Utilisation interne :

Décoction de feuilles. 50 g par litre d’eau bouillante. Prendre à la dose de 3 tasses par jour avant les repas dont une le matin à jeun.

Verjus. 200 g de jus pour un litre d’eau.

« Cure de raison ». Elle se pratique, de façon simplifiée, en prenant chaque jour le jus de 500 g à 1 Kg de raisin, réparti en 3 fois, une heure avant chaque repas, pendant toute la saison.

La cure plus complète consiste à absorber une belle grappe de raisin, peaux et pépins compris, une heure avant chacun des trois repas.

Augmenter peu à peu cette quantité, tout en diminuant le reste de l’alimentation. Au bout de 2 ou 3 semaines, on atteint alors environ 3 kg par jour. Manger uniquement du raisin pendant quelques jours, en rejetant alors peaux et pépins, pour ne pas surmener le tube digestif. Puis diminuer peu à peu et revenir à la cure simplifiée jusqu’à la fin de la saison.

Utilisation externe :

Pour l’usage externe, les cataplasmes de feuilles de vigne broyées dissipent les maux de tête.

La sève abondante et limpide qui s’écoule des rameaux lorsqu’on taille la vigne au printemps, appelée «pleurs de la vigne », était jadis très employée par les médecins dans les affections cutanées. Elle est encore renommée contre toutes les affections ophtalmiques (son extrait est d’ailleurs utilisé dans un excellent collyre du commerce). Tonique, cicatrisante et antihémorragique, la sève de la vigne est indiquée dans les affections congestives conjonctivales et oculaires.

L’extrait alcoolique de vigne se préparait jadis dans certaines régions par évaporation du suc des jeunes bourgeons broyés et mêlés à de l’alcool : il est réputé diurétique et antispasmodique, et il faisait merveille, disait-on, contre les taches de rousseur.

Le raisin n’est pas qu’un excellent dessert : c’est aussi un aliment incomparable et un remède rafraîchissant, diurétique et laxatif. Rabelais disait du raisin qu’il était une « viande céleste, bonne à manger avec fouace fraiche ». Très énergique par ses sucres, digestible par ses acides et ses diastases, riches en sels minéraux, oligoéléments et vitamines, le raisin est l’un des fruits les plus recommandés en diététique. La « cure de raisin » est préconisée dans la constipation, l’arthritisme, les rhumatismes, la goutte, l’obésité, les maladies de peau, du foie et de l’appareil urinaire, l’hypertension, l’artériosclérose et l’auto-intoxication. 

Le verjus, suc acide et astringent du raisin encore vert, utilisé dans la préparation de certaines moutardes et comme condiment dans quelques plats de gastronomie vigneronne, a des propriétés diurétiques et on le recommande contre l’obésité. Mélangé à l’eau, il donne une boisson très rafraîchissante.

Les raisins secs sont utilisés en médecine pour adoucir les voies respiratoires irritées et calmer la toux (ils font partie des « quatre fruits pectoraux »). Les Arabes utilisent leur décoction en gargarismes contre l’angine.

Le marc en fermentation, résultant du pressurage des raisins, est encore parfois utilisé en cataplasmes contre les douleurs de la goutte, des rhumatismes et de la sciatique.

Le resvératrol, abondant dans le pépin de raisin, fait l’objet de très nombreuses études pour ses propriétés antitumorales, antibactériennes, antioxydantes et son effet marqué de ralentissement du vieillissement.

Espace Infos

Nous Sommes à votre Écoute
du lundi au vendredi de 8h à 18h30 et le samedi de 9h à 18h30
00 41 22 548 35 20
04 28 01 10 56
numéros
non
surtaxés